Semaine 5

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L’Humanité, rubrique Éducation. Des milliers de manifestants pour « vider la loi Vidal », rédigé par Laurent MOULOUD. Publié le 2 février, consulté le jour même.

https://www.humanite.fr/education-des-milliers-de-manifestants-pour-vider-la-loi-vidal-649823

Jeudi dernier se sont tenues partout en France des mobilisations contre la réforme Parcoursup et la sélection qu’elle suppose. Plusieurs milliers de lycéen.ne.s , étudiant.e.s et enseignant.e.s ont défilé dans les rues de France. Il y a dans cet articles plusieurs citations de manifestant.e.s présent.e.s à Paris.

L’article explique pourquoi la réforme instaure un sélection pour rentrer à l’université : par exemple une étudiante évoque le fait qu’il faille fournir de nombreux documents et cela peut déstabiliser voire dissuader les familles qui ne parlent pas bien le français. Une autre parle d’une hiérarchisation des universités, où “Les plus défavorisé.e.s seront aiguillé.e.s dans des facs poubelles et les autres dans des facs d’élite aux droits d’inscription élevés”.  L’article se termine avec une nouvelle date de mobilisation, le 6 février, affaire à suivre donc.   

Le journal adopte une position subjective sur cet article. Le papier s'oppose à la réforme Parcoursup. Elle est qualifiée de “sélection déguisée” alerte le journaliste. 

Toutes les personnes interrogées, soutiennent cet avis, qu’iels soient lycéen.ne.s, étudiant.e.s ou représentant.e.s syndicaux. Pour elleux “cette réforme va instaurer un tri social”.

 Afin d’avoir un article plus complet, le journaliste aurait pu intégrer le plaidoyer du gouvernement et de personnes qui sont pour cette réforme des études supérieures. Cependant, pour un lecteur ayant pleinement conscience que l’Humanité est un journal avec une position d'extrême-gauche, le point de vue adopté pourrait se justifier.

 

Les Echos.fr :  Le marché des crypto-monnaies tangue par Nessim AIT-KACIMI, publié le 2 février, consulté dans l’heure.

https://www.lesechos.fr/finance-marches/marches-financiers/0301226149321-le-marche-des-crypto-monnaies-tangue-2150399.php#formulaire_enrichi::bouton_facebook_inscription_article


Vendredi, on a observé une forte baisse de valeur des monnaies virtuelles. 

Les fortes spéculations ont entrainé une baisse de 5% à 30% des cours sur les Bourses des cryptomonnaies. Les anticipations ont entrainé des effets de panique et de mimétisme ce qui a causé les reventes massives de ces monnaies. En janvier elles ont toutes perdude leur valeur. Cette nouvelle montre que les monnaies virtuelles doivent donc affronter de nombreux défis (comme la “rentabilité,  la sécurité, la pression des régulateurs”) .

L’article nous informe que la première bourse du Bitcoin (BTCC), qui est chinoise, va être rachetée par un fond d’investissement afin de conquérir les marchés à l’international et de ne plus dépendre seulement du marché chinois.

Le journaliste se questionne sur les difficultés que rencontrent les crypto-monnaies. Leur durée de vie est faible et elles sont sensibles aux intrusions informatiques et aux vols. L’article comprend de nombreux chiffres quant à la sécurité et à la survie de ces bourses.

Dans cet article il y a une vidéo s’intitulant Bitcoin : 6 défis pour devenir crédible. Cette vidéo traite des points faibles du Bitcoin et de ses capacité d’amélioration ( sur la régulation, la gouvernance par exemple).  Elle est facile à comprendre et explique bien les faiblesses de cette monnaie.

Cet article est interessant car il traite objectivement la survie des crypto-monnaie. Certains mots sont définis ce qui facilite la compréhension de l’article.  On analyse les principaux problèmes et des pistes de résolutions sont exposées.

Article en lien avec le chapitre 2 d'économie : Croissances et fluctuations économiques 
L’humanité, Un big bang annoncé dans la fonction publique, écrit par Kareen Janselme et publié vendredi 2 février. Consulté le 3.

https://www.humanite.fr/reforme-un-big-bang-annonce-dans-la-fonction-publique-649812

Jeudi se tenait une réflexion de comité interministériel afin d’entamer des réformes structurelles. A la fin de cette journée le ministre de l’Action et des Comptes a annoncé un plan de départ volontaire dans la fonction publique, c’est à dire une incitation aux fonctionnaires à quitter leurs emplois avec des indemnités mais aussi une aide à la reconversion. Il a aussi annoncé que cela ne concernerait pas tous.tes les employé.e.s.

Pour ce faire, le 1er ministre a nommé des expert.e.s. Etant extérieur.e.s aux syndicats, souvent d’ancien.ne.s haut.e.s fonctionnaires qui sont passé.e.s au  privé, iels se sentent inquiet.e.s face aux observations et remarques qui pourraient être remontées au gouvernement qui ne seraient alors que d'ordre financier.

Dès le titre, on observe la position de l’Humanité qui est manifestement contre ce projet. On peut lire les réactions des syndicats qui partagent cet avis avec des citations-choc comme “Atteinte frontale , stupéfaction,dynamitage de la fonction publique . On observe dans l’article seulement leur point de vue. Il y a également une vive critique sur les choix du gouvernement quant à l’enquête qui a été faite par Edouard Philippe. Venant d’un milieu “homogène”, ils sont “la tarte à la crème de la concertation”. Pour obtenir de multiples points de vue, il aurait fallu avoir un avis plus poussé du gouvernement ou de ces spécialistes cité.e.s dans l’article.

 

Le Parisien.fr , par Robin KORDA, Pourquoi Macron veut un plan de départs volontaires pour 120 000 fonctionnaires. Publié le 2 février, consulté le 3.

 http://www.leparisien.fr/politique/fonction-publique-pourquoi-macron-veut-un-plan-de-departs-volontaires-02-02-2018-7537755.php

Cet article comprend une interview de Luc ROUBAN,directeur de recherche au CNRS. Pour lui le plan de départ  “s’inscrit dans la continuité des politiques menées lors des précédents mandats”, c’est-à-dire dans la réduction de poste et diminutions des coûts. Pourtant il y a des manques d’effectifs dans certains secteurs, comme dans les hôpitaux, ce projet peut donc générer un conflit. Les négociations d’un point de vue budgétaire avec les syndicats pourront poser également problème.  De plus ces départs massifs vont augmenter la part de contractuel.le.s dans la fonction publique (NB: des employé.e.s en CDI ou CDD qui n’ont pas le statut de fonctionnaire d’Etat) et pousser à la retraite des fonctionnaires en fin de carrière.
L’interviewé oppose également les deux statuts, celui de fonctionnaires et de contractuel. Si l’un permet une gestion du personnel comme dans le privé, plus souple, l’autre garantit une considération des employé.e.s qui sont davantages rémunéré.e.s au mérite.  On nous explique que pourtant, le recours des contractuel.le.s n’est pas moins cher car l’Etat doit opter pour les même salaires que le privé pour embaucher alors que le statut de fonctionnaire pouvait être un avantage pour les demandeurs d’emploi.
Contrairement à l’Humanité, Le Parisien a décidé d’aborder le sujet sous l’angle d’une interview. Le projet y est bien expliqué, ce qui n’est pas le cas du précédent article qui argumente plus sur les problème qu’il pourrait apporter. L’article intègre surtout la vision du spécialiste qui ne semble pas défavorable au projet sans non plus le louanger.
Les deux précedents articles sont en lien avec le chapitre 11 de sociologie : "La conflictualité sociale : pathologie, facteurs de cohésion ou moteur du changement social?"

Le Monde.fr , section Les Décodeurs : Comment l’Insee va intégrer le trafic de drogue dans le calcul du PIB. Ecrit par Mathilde DAMGE et publié le 1er février. Consulté le 2 février.

http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2018/02/01/comment-l-insee-va-integrer-le-trafic-de-drogue-dans-le-calcul-du-pib_5250216_4355770.html

L’Institut national des statistiques et des études économiques a décidé d’intégrer les drogues, dures et douces, dans le calcul de la croissance française.  C’était une demande de l’europe et plusieurs pays européen ont déjà sauté le pas, afin d’harmoniser le calcul du pays dans tous les Etats européens et leur contribution au budget européen (qui dépend en partie du PIB des Etats-membres) . L’article nous explique que le calcul sera effectué sous l’angle de l’offre, comme le recommande l’office européen Eurostats. Cela aura un impact incertain sur le PIB français :  “une légère hausse”, de “quelques milliards” pour le chef du département des comptes nationaux de l’institut public.

L’article évoque le fait que certains pays intégrant déjà la drogue dans le calcul du PIB ne le détaillent pas : cela leur permet de ne pas remettre les débats de la légalisation sur le tapis. Les augmentations de plusieurs pays sont détaillées.

La dernière partie de l’article concerne les raisons pour lesquelles la France a tardé pour adopter ce calcul. Elles sont diverses, mais concernent principalement le libre arbitre (par exemple, un consommateur en grande dépendance ne pourra pas exercer son libre arbitre et donc l’échange n’aura pas d’accord mutuel, qui est un critère de l’INSEE.) L’article fait également un parallèle avec l’intégration de la prostitution dans le PIB, qui fait aussi débat en France.

 J'ai trouvé l'article interessant car intègre dans le développement des documents officiels (comment calculer la valeur ajoutée du commerce souterrain), cependant ce document est en anglais donc impose au lecteur un effort de traduction. L’article est objectif, la journaliste ne donne à aucun moment, même implicitement, son avis, que ce soit sur le calcul de la drogue dans le PIB ou bien la légalisation de celle-ci.

Figaro.fr, section Tech&Web : Free hausse le ton face à TF1 par Elsa BEMBARON  et Caroline SALLÉPublié le 2 février, consulté le 3.

http://www.lefigaro.fr/secteur/high-tech/2018/02/02/32001-20180202ARTFIG00202-free-hausse-le-ton-face-a-tf1.php

Les litiges de droits de diffusion montent d’un échelon. Les discussions avec Orange sont à l'arrêt (TF1 avait demandé au télécom d’arrêter la diffusion en clair et en replay de ses chaînes). Free, Orange et Canalsat, normalement en concurrence sont alliés dans cette circonstance. Les demandes de TF1, à savoir le versement d’une importante somme d’argent de la part des télécoms.

Les journaliste évoquent le fait que le litige “pourrait prendre une tournure politique” car la chaîne pourrait disparaître sur la moitié des écrans des ménages français. Pourtant l’Etat ne peux pas s’imposer dans les débats de deux entreprises privées.

Le papier se clôture par un encadré avec les cours des valeurs en bourse de TF1 qui était à 11,77€ le 3 février, soit une baisse de 3,69% depuis la veille.

 L’article semble objectif, même si il y a un léger parti pris pour les Télécom face à TF1, qui ont “tout intérêt à faire front commun et la détermination de l'un sert objectivement les intérêts de l'autre.” Cependant les points de vue des deux partis sont abordés, l’article est abordable et contient des chiffres.

 

Libération.fr : Un documentaire garanti 100 % bio, article écrit par Jacky DURAND paru sur  le 31 janvier, consulté le jour même.

http://next.liberation.fr/food/2018/01/31/un-documentaire-garanti-100-bio_1626400

Ce mercredi sort le documentaire réalisé par un vigneron et réalisateur Guillaume BODIN intitulé Zéro phyto, 100% bio. Le réalisateur n’en est pas à son coup d’essai, il a déjà réalisé La Clef des terroirs, un documentaire sur les vins biologiques et Insecticides mon amour qui traite des insecticides. Ces deux documentaires sont présentés dans l’article. Dans son nouveau projet , il s'intéresse aux communes françaises qui n’ont pas attendu la loi Labbé qui interdit d’user des pesticides dans les espaces publics (pour désherber par exemple) malgré les difficultés. Le documentaire aborde également la question du bio à la cantine.

C’est un article qui fais la promotion du documentaire. Dès les premières lignes incitent à “courir [le]  voir”. Le journaliste adopte un ton qui s’oppose aux pesticides (ont peut lire “sans saloperie chimique"). Cependant, cet article renferme beaucoup de chiffres relatifs aux pesticides sur nos terres et dans notre alimentation, il n’en reste donc pas moins intéressant. Il y a plusieurs interventions, notamment d’élu.e.s municipaux et du réalisateur.

Cet article est évidemment axé contre les pesticides par le sujet du documentaire. Cependant il est intéressant et donne envie d’aller voir ce documentaire dès sa sortie.