n°1 : Les Echos : « Europe, Emmanuel Macron presse l’Allemagne de se réveiller. » par Derek Perrotte, vendredi 11 mai 2018, consulté le 14 mai.

https://www.lesechos.fr/monde/europe/0301662182318-europe-macron-presse-lallemagne-de-se-reveiller-2174935.php

 

Jeudi le chef de l’état a reçu le prix Charlemagne des mains d’Angela Merkel à Aix-la-Chapelle.

Lors du discours à l’occasion du prix il a appelé l’Allemagne à bâtir l’Union Européenne post-Brexit. Il a demandé à Merkel de sortir en quelque sorte de sa zone de confort budgétaire. Il a ainsi prononcé la formule : « N’attendons pas. Agissons maintenant ! ». Il a aussi affirmé croire en un budget européen beaucoup plus ambitieux. Paris hausse aussi le ton en déclarant que la France est en train de faire des réformes tandis que l’Allemagne est réticent à s’engager dans l’Europe craignant d’avoir à payer pour les pays du Sud. Les dirigeants ont aussi évoqués l’union bancaire, l’union des marchés capitaux, la zone euro, la taxe sur les géants du numérique ou encore la politique agricole commune. Cependant Angela Merkel ne semble pas prête à faire des concessions. Les deux dirigeants se rejoignent tout de même pour faire face à la politique de Donald Trump.

Esprit critique : Cet article est assez objectif car le journaliste ne fait que relater des faits, de plus de nombreuses citations sont insérés dans l’article (dont huit de Macron et trois de Merkel). Cependant le point de vue de l’article est beaucoup axé sur le point de vue de la France, mais en fait cela peut paraître normal car c’est un journal et le lectorat est lui aussi français. Il aurai tout de même tout de même était utile d’avoir le point de vue d’un tierce parti : par exemple celui d’un autre pays européen ou un représentant des autorités européennes comme un député européen, en effet l’UE ce n’est pas que la France et l’Allemagne. De plus certaines notions ne sont pas expliquées ce qui pourrait poser des difficultés de lecture pour un lecteur ne connaissant pas le budget européen ou encore la PAC.

Cet article peut être relié au chapitre : Quelle est la place de l’UE dans l’économie globale ?

 

n°2 : Le Monde : « Netflix dynamite la télé et le septième art. » par Alexandre Piquard, lundi 14 mai 2018, consulté le 15 mai.

http://www.lemonde.fr/economie/article/2018/05/12/netflix-dynamite-la-tele-et-le-septieme-art_5297787_3234.html

 

L’article s’interroge sur l’expansion de la plateforme d’abonnement de vidéo à la demande en ligne. Netflix est une plateforme de vidéo à la demande qui propose une grande offre de séries notamment des créations originales comme Stranger Things mais aussi d’anciennes séries classiques comme Friends ou même « un documentaire de six heures sur une secte établie dans l’Oregon ». De plus la plateforme est disponible sur tout type de supports (TV, smartphone, tablette, ordinateur…).

L’article énonce l’explosion de Netflix, « Au premier trimestre 2018, Netflix a dépassé toutes les prévisions en conquérant 7,4 millions de nouveaux abonnés. Son chiffre d’affaire a crû de 43 % par rapport à 2017, lorsqu’il avait engrangé 11,6 milliards de dollars (9,8 milliards d’euros) pour un résultat de 886 millions… ».  Netflix est à mi-chemin entre les GAFAs et les grands studios hollywoodiens. Cependant Netflix propose aussi beaucoup de séries originales notamment House of Cards qui a fait décoller la plateforme en 2011 aux Etats-Unis. Ce contenu ‘fait maison’ permet à l’entreprise de s’exporter dans le monde entier avec des séries en 16 langues dont par exemple l’arabe ou le turc ou encore une série comme La Casa De Papel qui est la série Netflix non-anglophone la plus visionnée sur la plateforme. Cependant certains critique le modèle de la firme américaine, un producteur français accuse Netflix d’avoir baissé la rémunération des commandes de séries, alors que Michael Pachter (de Wedbush Securities) pointe le manque de rentabilité du modèle très ambitieux de création originale.

Esprit critique : Cet article est très objectif, expliquant le principe de fonctionnement de Netflix. Les bons et les mauvais côtés de Netflix sont énoncés. De nombreux chiffres sont évoqués ce qui est assez révélateur de l’expansion de la firme américaine il y a aussi six citations assez longues. Cet article étant au cœur d’un grand sujet en double page il était accompagné de trois autres petits articles et de trois graphiques ce qui permet d’approfondir le sujet.

 

n°3 : Alternatives Economiques : « La Renault Kwid, une leçon d’innovation fractale.» par Marc Mousli, mardi 1er mai 2018, consulté le 15 mai.

https://www.alternatives-economiques.fr/renault-kwid-une-lecon-dinnovation-fractale/00084339

 

Cet article se concentre sur l’analyse de la stratégie d’implantation en Inde de Renault via le lancement d’un nouveau mini-crossover spécialement pour le marché que représentent les pays en développement comme ici l’Inde : la Kwid.

Après 17 ans à la tête du groupe Renault-Nissan Carlos Ghosn quittera son poste de PDG en 2022 en ayant transformé le groupe en géant du low-cost avec notamment les célèbres modèles Twingo, Logan et maintenant la Kwid. Afin de développer ces modèles à bas coût Renault a fait émerger un nouveau modèle d’innovation : l’innovation fractale. Ce système repose sur quatre piliers : l’expérience de l’équipe d’ingénieurs, l’analyse des contraintes spécifiques du marché, le design to cost et l’ingénierie simultanée.

L’expérience de toute l’équipe chargée du projet permet d’optimiser chaque étape de la conception, de la production et de la distribution.

L’analyse des contraintes spécifiques du marché est primordiale, par exemple les conducteurs ont une conduite relativement agressive. Au niveau de la production l’usine où est produite la Kwid en Inde est ouverte c’est-à-dire sans portes ni cloisons intérieures car la température du Sud de l’Inde oscille toute l’année entre 20° et 40°C ce qui économise la mise en place d’un quelconque système de ventilation, les matériaux dont elle est composée sont très économiques ce qui économise encore plus de coûts de production.  

Le design to cost ou conception à coût objectif consiste à fixer un coût maximal pour le véhicule. Chaque composant de la Kwid a donc était longuement analysé afin d’économiser un maximum de coût de production « par exemple, une disposition astucieuse du câblage a permis de gagner deux kilos de cuivre par voiture ».

L’ingénierie simultanée : les ingénieurs et les designers travaillent en parallèle et ensemble afin que les options prisent par les uns ne pénalisent pas les autres.

Même si la Kwid semble être fiable et représenter un bon rapport qualité/prix, la question des limites de l’innovation se pose toujours. « Peut-on aller plus loin sans dégrader la qualité ? Arrive-t-on à une limite dans la baisse des coûts ? Il y a sans doute un risque d’épuisement de la formule ». En Inde la limite à cette stratégie semble être le réseau de concessionnaires de Renault sur le sous-continent indien, ce qui pèse lourd dans la balance face aux concurrents japonais possédant un réseau plus dense et efficace pour répondre à la demande des centaines de millions de conducteurs indiens.

Esprit critique : Cet article est totalement objectif car le ton du journaliste est neutre. Il ne porte pas de jugement ni sur Renault ni son modèle de voiture. L’article est divisée en trois grandes parties elles-mêmes segmentées en petites sous parties. L’article papier est lui accompagné de deux illustrations légendées, une de la présentation de la voiture par Carlos Ghosn et l’autre de l’usine de fabrication de ka Kwid à Chennai, en Inde. De plus les notions complexes comme l’innovation fractale sont bien expliquées.  

Cet article peut-être relié au chapitre : Quels sont les fondements du commerce international et de l'internationalisation de la production ?

 

n°4 : Le Figaro : « Après les Etats-Unis, le Guatemala inaugure son ambassade à Jérusalem.» un auteur précis n’est pas mentionné, mercredi 16 mai 2018, consulté le même jour.

http://www.lefigaro.fr/international/2018/05/16/01003-20180516ARTFIG00103-apres-les-etats-unis-le-guatemala-inaugure-son-ambassade-a-jerusalem.php

Ce mercredi le président guatémaltèque Jimmy Morales et Benyamin Nétanyahou se sont rencontrés pour la déclaration officiel du déplacement de l’ambassade du petit pays d’Amérique Central de Tel-Aviv à Jérusalem.

Le Guatemala est donc le second pays après les Etats-Unis de Trump à briser « des décennies de consensus international qui veut que les ambassades soient installées en dehors de la Ville sainte ». Cet accord existe au regard du statut de Jérusalem, partagée entre Israël et la Palestine, lieu saint des trois grandes religions monothéistes et centre des tensions entre arabes et juifs. Le Guatemala et plus généralement tous les pays d’Amérique Latine alliés des USA sont des alliés de longue date de l’état hébreu. Le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a d’ailleurs déclaré «Vous avez toujours été parmi les premiers. Vous avez été le deuxième pays à reconnaître Israël». Le Guatemala a déjà déménagé son ambassade à Jérusalem en 1959 avant de revenir à Tel-Aviv face aux pressions de la communauté internationale.

Ce mouvement diplomatique guatémaltèque suit l’annonce officielle de lundi faîte par Donald Trump de transférer l’ambassade américaine à Jérusalem.

Esprit critique : Cet article n’est pas forcément très objectif. Tout d’abord il est assez court, ce qui empêche l’auteur de développer correctement tous les points de l’accord. L’article n’aborde pas non plus les côtés négatifs de ce transfert d’ambassade, le point de vue des opposants à cette décision comme celui d’un pays de la ligue arabe, aurait était intéressant et complémentaire. Je pense que la concision de cet article est dû au fait qu’il fut rédigé assez rapidement juste après l’annonce de Jimmy Morales.



n°5 : Marianne : “Recours massif aux contractuels dans la fonction publique : le projet radical des "experts" du gouvernement” par Hadrien Mathoux, publié le mercredi 16 mai 2018, consulté le même jour.

https://www.marianne.net/politique/recours-massif-aux-contractuels-dans-la-fonction-publique-le-projet-radical-des-experts-du

 

Les 34 membres du Comité action publique 2022 (Cap 22) s’apprêtent à rendre au gouvernement son rapport sur sa vision future et ses propositions par rapport à l’action publique. Le rapport doit remplir trois objectifs : “ “passer d’une culture de contrôle à une culture de confiance" dans les services publics, "offrir un environnement de travail modernisé" aux fonctionnaires, et, bien sûr, "accompagner la baisse des dépenses publiques".”

L’une des mesures phares obtenue par le journal de gauche Libération serait une généralisation du “recours à des contractuels dans la fonction publique”. L’augmentation des contractuels permettra d’embaucher plus de personnes dans la fonction publique sans le statut de fonctionnaire. De nombreuses personnes dans des secteurs en tensions comme la santé ou l’éducation pourraient être embauchées en CDD à l’avenir selon les dires des experts.

Fin 2016 16,5% des agents de la fonction publique étaient des contractuels, soit 940.200 personnes. Le gouvernement a lui déclaré vouloir augmenter les contractuels sans pour autant les généraliser. Certain penses qu’avec des prises de positions aussi fortes de la part des rapports cela permet au gouvernement de revenir en arrière et n’effectuer que des réformes moins extrêmes. Du côté des syndicats de fonctionnaires la protestation ne sera que amplifiée par ces mesures, si toutefois elles sont prises

Esprit critique : Cet article est assez neutre même si on peut sentir à certains instant que le coeur du journaliste penche un peu plus vers le point de vue des fonctionnaires. Cependant ce texte possède de nombreuses citations et lorsque les informations proviennent de Libération il est alors précisé que c’est un journal de gauche. Il faut aussi avoir du recul car les informations de Libé ne sont pas officielles. Sur la forme l’article est scindé en quatre paragraphes et une introduction, ce qui facilite la lecture.



n°6 : La Provence : “Finale OM-Atlético : le parcours européen de l'OM booste l'économie locale” par Julien Pompey, le mercredi 16 mai 2018, consulté le même jour.

https://www.laprovence.com/article/economie/4974291/finale-om-atletico-le-parcours-europeen-de-lom-booste-leconomie-locale.html

Le très bon parcours de l’OM en Ligue Europa (la petite Ligue des Champions) a permis de nombreuses retombées économiques pour le club olympien mais aussi pour toute la ville.

“”L'effet du sport et des résultats sportifs sur l'économie n'est pas un fantasme : il y a un vrai impact, c'est une réalité avec des traces laissées dans la durée !", affirme Jean-Daniel Beurnier, PDG d'Avenir Telecom et vice-président de la CCI  Marseille Provence.” La Chambre de Commerce et d’Industrie a en fait mené une enquête sur le sujet. Et le verdict est très positif pour l’économie locale. Les retombées directes sur le club sont fortement visibles lors d’un match de Ligue Europa : un supporter venu voir un match au stade dépense en moyenne entre 350 et 450 euros, un autre venu vivre la rencontre dans une fan zone dépensera lui environ 150 euros.

Au total un match d’Europa Ligue c’est “plus de 25 millions d’euros de retombées et un euro de financement dans l’organisation d’un événement sportif génère 25 euros de retombées dans l’économie.”

De plus le sport offre une certaine visibilité à la cité phocéenne ce qui a une influence sur le tourisme et plus généralement l’attractivité de la ville.

Esprit de critique : Cet article est très objectif car il ne fait que relater des faîtes. De plus la source des données chiffrées est très fiable puisqu’elles proviennent de la CCI Marseille Provence. Il y a plusieurs citations ce qui étoffe le propos, les paragraphes ont un titre résumant le paragraphe ce qui permet une bonne synthèse des idées.